Softcare au Sénégal : retrait de produits et interrogations sur la régulation sanitaire.
L’entreprise Softcare, spécialisée dans la fabrication de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques, est au centre d’une controverse après la découverte de matières premières périmées dans son usine de Sindia, dans la région de Thiès. À la suite d’une inspection menée début décembre 2025, l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) a ordonné le retrait temporaire des produits Softcare du marché, évoquant des manquements aux normes sanitaires. Cette décision visait à prévenir tout risque potentiel pour les consommateurs, notamment les nourrissons et les femmes. Quelques jours plus tard, l’ARP a autorisé la reprise partielle de la commercialisation, précisant que les matières périmées identifiées n’auraient pas été utilisées dans la fabrication des produits finis. Ce changement de position a suscité des interrogations au sein de l’opinion publique et parmi les acteurs du secteur de la santé. L’affaire a pris une nouvelle dimension avec les déclarations du directeur de l’Inspection pharmaceutique de l’ARP, Moussa Diallo, qui a fait état de pressions et de tentatives d’influence dans le traitement du dossier. Ces accusations ont ravivé le débat sur la transparence et l’indépendance des mécanismes de contrôle sanitaire. Face à la polémique, le ministère de la Santé a annoncé l’ouverture d’une évaluation interne, en lien avec les services compétents, afin de clarifier les faits et d’assurer le respect des procédures réglementaires. Au-delà du cas Softcare, cette affaire relance la question de l’efficacité du contrôle des produits d’hygiène et de la confiance des consommateurs dans les dispositifs de régulation sanitaire au Sénégal.
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